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Pour constituer un groupe de parole avec des pères en difficulté, des travailleurs sociaux de la Rochelle se sont rendus compte qu’ils demandaient toujours aux femmes si elles avaient des enfants, mais très rarement aux hommes. A présent, ils posent systématiquement cette question.
Les locations d’appartements meublés, au départ pris en charge uniquement par la CAF, sont aujourd’hui financées également par le CCAS et le Plan Départemental d’Insertion. Ces logements permettent aux pères d’accueillir leurs enfants de façon anonyme et conviviale.
L’accueil est ouvert à tout parent non gardien, habitant la Rochelle ou ayant leurs enfants domiciliés à La Rochelle si eux-mêmes n’y habitent pas.
Pour obtenir un appartement le temps d’un week-end ou de quelques jours, plusieurs documents concernant la garde de l’enfant devront être fournis (attendus du jugement de divorce, autorisation écrite du parent gardien...). Le parent doit signer un contrat et s’engage à respecter des règles ( dégradations des lieux, conduites addictives...).
Les résultats
Malgré les difficultés psychologiques, certains pères renouent des relations valorisantes avec leurs enfants, ce qui leur donne de l’énergie pour entamer un parcours vers l’insertion.
Le groupe de parole est un lieu d’échange et de soutien qui permet de reprendre confiance en soi afin de pouvoir assumer son rôle de père. Il a donné naissance spontanément à un réseau de solidarité et d’échange de savoirs entre les participants, qui fonctionne en dehors des réunions.
Dans le deuxième groupe de parole, les pères sont devenus acteurs du projet à part entière :
Ils assurent à tour de rôle une permanence où ils accueillent les nouveaux et où ils gèrent les demandes de location
Certains présentent l’action à d’autres partenaires pour rechercher des financements.
D’autres réalisent une plaquette d’information et envisagent la création d’un site Internet.
Plusieurs envisagent de créer une association pour prendre leur envol et trouver d’autres financements afin de développer le parc locatif car aujourd’hui, la demande est devenue supérieure à l’offre.
J’ai été très sensible dans ce projet :
au souci de considérer la personne dans son ensemble et notamment à travers ses relations familiales,
à la place de la personne accompagnée qui, si elle le souhaite, peut devenir partenaire et acteur du projet à part entière.
Paul Roy
Pour plus d’information, lire l’article du Journal de l’Action sociale d’octobre 2000.
Caisse d’Allocations Familiales de La Rochelle : N° Indigo 0 820 25 17 10 |